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Ce qui pèse sur notre salaire…

  • Juil 20 / 2016
Fardeau social et fiscal de l'employé moyen au sein de l'UE
INFO AU QUOTIDIEN

Ce qui pèse sur notre salaire…

S’il est parfois difficile de négocier une hausse de salaire, c’est notamment en raison de l’importance des charges qui pèsent sur les entreprises. En effet, lorsque le salarié négocie une hausse de salaire net mensuel, l’employeur doit également assumer les charges sociales et fiscales liées à cette revalorisation.

Selon une étude de l’Institut économique Molinari, lorsque le salarié obtient 100 euros net d’augmentation par mois, l’employeur doit débourser 235 euros.
Sur une année, 1.200 euros net d’augmentation de salaire correspond à un effort budgétaire de 2.820 euros pour l’entreprise française. Le taux d’imposition réel du salarié moyen en 2015 est d’environ 45,19%. Il a baissé de 0,08 % sur un an et augmenté de 1,20% depuis 2010, date de la première édition de cette étude.

Dans la perspective de la mise en place d’un prélèvement à la source, le cabinet Ernst et Young estime qu’en moyenne, un salarié français (toute catégorie et ancienneté confondue) ayant négocié un salaire annuel brut de 55.805 euros, ne disposera finalement que de 23.702 euros, soit 1.975,16 euros par mois (sur 12 mois), une fois les charges sociales et fiscales prélevées et payées sur son revenu. Au 1er janvier 2016 depuis la mise en place de la mutuelle obligatoire, le salaire net risque encore de diminuer.

Par ailleurs, au cours d’une année d’activité professionnelle, un salarié français ne se libère de ses obligations sociales et fiscales qu’aux alentours du 29 juillet en 2015 (contre le 28 juillet en 2014), c’est-à-dire une fois qu’il a apporté sa contribution au financement de la sécurité sociale et de la Caisse d’allocations familiales (allocations familiales, rentrée scolaire, PAJE, allocation logement, CMU, etc.), du chômage (Assedic), des hôpitaux et du système de soins, des écoles et de l’enseignement, de la sécurité publique, de l’entretien des routes, de l’administration de l’Etat, des régions, des départements et des communes (payer les impôts et taxes), etc.

Avant dernier des pays de l’Union européenne, la France détient, avec la Belgique, le triste record des Etats où travailler permet avant tout de rembourser et payer la dette publique et le fonctionnement de l’Etat.

Ce n’est donc qu’à partir du 30 juillet qu’un salarié français travaille pour percevoir des revenus propres nécessaires à la vie de tous les jours (logement, déplacements, nourriture, loisirs, etc.).

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