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Pour une industrie 4.0 à la française

  • Sep 20 / 2016
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INFO AU QUOTIDIEN

Pour une industrie 4.0 à la française

Dans sa dernière étude « L’industrie du futur : une compétition mondiale », La Fabrique de l’Industrie compare les politiques en faveur de « l’industrie du futur » mises en place à travers le monde. Ce benchmark est l’occasion de faire un état des lieux du programme français et d’insister sur les atouts de nos entreprises pour réussir cette transformation.

De nombreux pays accompagnent leurs entreprises dans la transition numérique, à l’heure de ce que l’on appelle parfois la quatrième révolution industrielle. Très différents, ces programmes se déclinent pourtant autour des trois mêmes piliers : le développement d’une offre technologique nationale, l’aide à l’intégration des « technologies 4.0 » au sein des entreprises et la formation des jeunes et des actifs. Première à avoir formalisé une politique explicitement dédiée à l’Industrie 4.0, l’Allemagne fait figure de pionnière, notamment du fait de l’excellence de son secteur des machines industrielles. Mais elle subit une concurrence appuyée de la part de la Corée du Sud et de la Chine. Le Royaume-Uni et les États-Unis ont une autre ambition : pariant davantage sur la demande que sur l’offre, ils voient surtout en l’industrie du futur un levier de renouveau pour tous leurs secteurs industriels. Dans le même temps, ils mobilisent leur infrastructure de recherche pour se positionner sur les technologies de production de demain. L’Italie, de son côté, mise plus timidement sur un soutien régional à ses clusters.

L’impératif pour la France est de moderniser son appareil productif. Les pouvoirs publics se sont mobilisés autour de cet objectif : le programme « Industrie du futur » déploie de nombreux dispositifs visant à accélérer la robotisation et la numérisation des entreprises et plusieurs mesures fiscales avantageuses cherchent à dynamiser l’investissement productif. Il faut toutefois rappeler que l’automatisation et la numérisation des process doivent s’inscrire dans une démarche générale de montée en gamme, sans laquelle toute stratégie de reconquête industrielle serait vaine. L’intégration de ces nouvelles technologies est l’occasion de réinventer les modèles d’affaires, de proposer une offre différenciée et de meilleure qualité, de repenser l’organisation et la nature même du travail industriel.

La France a de solides atouts à faire valoir dans cette transition. Son excellente recherche publique ainsi que la qualité de ses formations d’ingénieurs en sont les meilleurs exemples : elle doit mobiliser ces parties prenantes pour en faire bénéficier l’ensemble du tissu industriel, en particulier les PME. L’évolution des modes de production dans l’industrie laisse également entrevoir de belles perspectives pour les entreprises françaises. Plusieurs grands groupes ont une longue tradition dans la production de systèmes embarqués ou dans le développement de solutions de cybersécurité. La France a également réussi à cultiver un vivier de start-up spécialisées dans des activités d’avenir telles que l’internet des objets ou le big data.

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