Doublement de capacité à Charleville-Mézières

« Vous pouvez vendre des machines, nous avons la capacité de les produire ! » Telle était la conclusion de l’intervention de David Schirmer, Directeur de l’usine Amada de Charleville- Mézières lors de l’inauguration des extensions du site en présence de Mitsuo Okamoto et de Isobe Tsutomu, respectivement P-dg et Président du Groupe, qui avaient effectué le déplacement du Japon le 2 juin dernier pour saluer les investissements réalisés.


Plus de 28,5 millions d’euros d’investissement et la possibilité de produire 500 machines par an au lieu de 250 auparavant, voilà ce qui a marqué l’inauguration de l’agrandissement du site de production d’Amada à Charleville-Mézières. L’occasion, au delà des discours habituels, de découvrir l’outil de production du constructeur grâce à une visite d’usine.

Aussi fonctionnel qu’agréable

Le plan industriel ambitieux, qui représente la grande majorité de l’enveloppe de 40 millions d’euros qu’Amada a décidé investir en France d’ici fin 2018, est à l’origine de la création de 13.000 m2 de halls industriels et de bureaux, de la rénovation de 8.000 m2 de locaux existants, et de la réalisation de 13.000 m2 de voies de circulation et de parkings, sans oublier la création d’un magnifique jardin d’inspiration japonaise. Sur le plan technique, un des premiers investissements présentés est un robot de soudure destiné à l’assemblage des bâtis de machines. « De manière générale, les investissements technologiques que nous avons décidé de réaliser sur le site ont été pensés selon quatre critères d’amélioration qui sont la qualité, la productivité, la sécurité au travail et la mise en place de l’Industrie 4.0 », explique Jean- François Vanier, Directeur général délégué d’Amada Europe. « Sur ce dernier poste, cette approche se traduit par le remplacement de la soudure manuelle par une cellule robotisée capable d’effectuer l’intégralité du soudage ». Une tâche qui représente 200 mètres de cordons sur une presseplieuse que se partagent les deux robots, divisant ainsi par deux le temps de cycle. C’est au total plus de 90% de la durée d’exposition de l’opérateur aux fumées qui est supprimée. Concernant la mise en oeuvre du concept Industrie du Futur, la cellule est aujourd’hui connectée au fournisseur de l’équipement qui en garantit le suivi et le maintien en opération, et reliée à une base de programmation hors ligne pour assurer une centralisation complète des données... Lire la suite