L’UCIMU entrevoit la reprise en 2021

Le 16/02/2021 à 14:04  

La pandémie qui a explosé il y a près d'un an a profondément compromis les résultats de l'industrie italienne dans notre secteur, qui a fait état en 2020 de baisses à deux chiffres sur l'ensemble des indicateurs économiques. Cependant, 2021 s'annonce complètement différente et, même si le terrain perdu au cours de ces douze mois ne sera pas entièrement récupéré, les prévisions sont nettement positives », c’est en résumé le discours tenu par Barbara Colombo, présidente d'Ucimu- Sistemi per Produrre, l'association des constructeurs italiens de machines-outils, robots et systèmes d’automation, lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d'année. D’après les résultats prévisionnels élaborés par le Centre d'études et de culture d'entreprise de l’association, en 2020 la production s’est abaissée à 4 970 millions d'euros, en affichant une baisse de 23,7 % par rapport à l'année précédente. Ce résultat découle à la fois du recul des livraisons des constructeurs italiens sur le marché intérieur qui a baissé de 28,2 %, à 2 090 millions d'euros, et de la tendance négative des exportations qui se sont effondrées à 2 880 millions d'euros, avec une baisse de 20 % comparé à l’exercice précédent. En revanche, selon l’UCIMU, 2021 sera complètement différente, ce qui, pour l'industrie italienne de la machine-outil, des robots et des systèmes d'automatisation, correspondra à la reprise de l'activité. Selon les prévisions établies par le centre d'études de l’association, la production passera à 5 795 millions d'euros soit un plus de 16,6 % par rapport à 2020, portée par la reprise des exportations qui atteindront 3 220 millions d'euros (+11,8 %) et par la hausse des livraisons des équipements sur le marché domestique qui s'élèveront à 2 575 millions d'euros (+23,2 %). Dans le même esprit, il est prévu que la consommation reprenne son dynamisme, avec une hausse de 23,3 %, à 4 175 millions d'euros, tout comme les importations promises à la croissance, en atteignant 1 600 millions d'euros, soit 23,6 % de plus que l'année précédente. Pour Barbara Colombo, « ce qui s'est passé en 2020 a profondément bouleversé les attentes de l'industrie italienne du secteur, qui a connu des moments particulièrement difficiles au printemps puis qui, à partir de juillet, a enregistré quelques signaux timides d’éveil du marché, confirmés également pendant l’automne. Certes, nous sommes loin de retrouver les niveaux d'activité d’avant la crise, mais les prévisions pour 2021 sont positives et sont de bon augure pour l’avenir proche. La disponibilité et la diffusion progressive des vaccins contribueront de manière significative à la reprise de l'activité, au-delà des frontières aussi, facilitant le retour à la normale de la mobilité des personnes, indispensable pour l'activité de nos entreprises, depuis toujours engagées dans les marchés étrangers. L'impossibilité de circulation des biens et des personnes, ainsi que l'absence quasi totale de salons, ont mis notre profession à rude épreuve. Mais 2021 sera l'année de l’EMO, qui retrouve l’Italie au bout de six ans et après le succès de l'édition 2015… » ¡

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